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À un an des JO, où en sont les équipes qualifiées ?

Par 23/07/2020 08:30 No Comments
© photo : Marcelo Camargo/Agência Brasil
© Marcelo Camargo/Agência Brasil
Alors que les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ont été décalés d’un an en raison de l’épidémie de Covid-19, L’Équipière fait le point sur les équipes qualifiées.

Alors que la pandémie de coronavirus a touché l’ensemble de la planète, le Comité Olympique a pris la décision de reporter les Jeux de Tokyo d’un an. Ainsi l’événement se déroulera du 23 juillet au 8 août 2021.

Les Etats-Unis, quadruple championnes du monde et olympiques

Sacrées championnes du monde pour la quatrième fois l’été dernier en France, les Américaines veulent continuer sur leur lancée en remportant un cinquième sacre olympique à Tokyo. Depuis le Mondial 2019, les États-Unis ont changé de coach. En effet, après cinq années à la tête de la sélection et deux nouvelles étoiles sur le maillot, Jill Ellis a passé la main à Vlatko Andonovski. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce nouvel entraîneur a bien débuté son mandat : dix victoires pour zéro défaite, avec notamment un sans-faute lors de la SheBelieves Cup et une qualification aux Jeux Olympiques.

Du côté des joueuses, la sélection américaine devrait pouvoir compter sur ses superstars et notamment sur Alex Morgan. Jeune maman depuis le mois de mai, l’attaquante des Stars and Stripes avait assuré en début de grossesse qu’elle ferait tout pour participer au tournoi olympique avec sa sélection. Avec le report de l’événement, elle est quasiment assurée de faire partie du groupe l’été prochain.

Après deux médailles de bronze, le Canada rêve de l’or

En finissant deuxième du tournoi qualificatif aux JO, le Canada est la deuxième équipe nord-américaine à avoir glané son ticket pour Tokyo. Avec deux médailles de bronze en 2012 et 2016, les Canadiennes rêvent cette fois de l’or pour leur quatrième participation. « Notre devise, c’est ‘On en a assez du bronze, on veut quelque chose de mieux’. On veut passer l’obstacle des demi-finales (…) On a cette envie de monter sur la première marche du podium cette fois, et on y croit », a annoncé Christine Sinclair sur le site de la FIFA. Lors du tournoi de qualification, l’attaquante des Canucks est devenue la meilleure buteuse en sélection de l’histoire du football féminin et masculin confondus avec 185 réalisations. 

« On a cette envie de monter sur la première marche du podium cette fois, et on y croit »

A 36 ans, Christine Sinclair n’est pas encore prête à arrêter même si la relève est déjà assurée avec la jeune joueuse du PSG Jordyn Huitema, meilleure buteuse des qualifications : sept réalisations. Mais la sélection canadienne pourra également compter sur Jessie Fleming. A 22 ans et 77 sélections, la milieu de terrain vient d’officialiser son arrivée à Chelsea, son premier club professionnel après quatre saisons dans le championnat universitaire américain. 

Le Brésil, une nouvelle médaille olympique pour Pia Sundhage ?

Qualifiées pour les JO de Tokyo grâce à leur victoire à la Copa America en 2018, les Brésiliennes rêvent de décrocher l’or pour cette nouvelle édition. Avec les talentueuses Marta et Formiga mais aussi avec Pia Sundhage à leur tête, ce rêve pourrait devenir réalité. En effet, l’ancienne sélectionneure des Etats-Unis (2008-2012) et de la Suède (2012-2019) a pris les rênes de la sélection brésilienne après son élimination en Coupe du monde face à la France. Et depuis, les Canarinhas montrent un nouveau visage, moins porté sur l’attaque qu’habituellement. En effet, en plus du jeu rapide et offensif, la technicienne travaille sur la solidité défensive de l’équipe et le collectif. « Je ne veux pas que les joueuses cherchent à faire la différence individuellement. Il faut faire confiance à l’équipe », a confié Pia Sundhage sur le site de la FIFA. Une nouvelle formule prometteuse qui pourrait permettre au Brésil de faire un bon résultat lors du tournoi olympique et d’apporter une troisième médaille d’or à sa nouvelle sélectionneure (ndlr : deux médailles d’or avec les Etats-Unis).

La Grande-Bretagne toujours en quête d’un premier titre international

L’attaquante anglaise Ellen White ©James Boyes

C’est bien la Grande-Bretagne et non l’Angleterre qui jouera la compétition olympique. Pour les joueuses et le sélectionneur qui défendront les couleurs britanniques, c’est l’inconnue totale. Si les Anglaises avaient été désignées pour tenter d’aller chercher la place qualificative aux Jeux lors de la dernière Coupe du Monde, l’équipe des Jeux pourra également réunir des Écossaises, Galloises et Irlandaises. En toute logique, l’effectif devrait être composé grandement de joueuses anglaises, dernières demi-finalistes du Mondial français (ndlr : élimination contre les États-Unis). 

Sur le banc, le sélectionneur des Lionnesses Phil Neville quittera son poste à l’été 2021. Le doute règne donc, quant au prochain entraîneur de l’équipe de Grande-Bretagne. Reste à savoir si l’entraîneur en place l’été prochain fera appel à des joueuses irlandaises, galloises, écossaises.

Côté résultats, les joueuses de Phil Neville ne comptent que trois victoires en neuf matches, et une décevante troisième place à la SheBelieves Cup 2020, derrière les Américaines et les Espagnoles.

Un sacre à domicile pour le Japon ?

Avec des prestations moyennes lors du Mondial en France, les Japonaises veulent aller de l’avant, notamment lors du tournoi olympique qu’elles joueront à domicile. « Nos résultats à la Coupe du Monde ont été décevants pour les joueuses, le staff et moi-même. Mais nous avons pu observer les forces et les faiblesses de l’équipe et nous avons pris un nouveau départ », assure Asako Takakura, la sélectionneuse du Japon, sur le site de la Fédération internationale.

« Nous ne visons rien d’autre que le titre olympique, devant notre public »

Pour aller le plus loin possible dans la compétition, les Japonaises pourront faire confiance à leur capitaine : l’emblématique Saki Kumagai. Élue meilleure joueuse asiatique 2019, la Lyonnaise s’est encore distinguée avec son club cette saison en remportant le championnat de D1. Championne du monde en 2011 à seulement 20 ans, et vice-championne du monde en 2015, la Japonaise pense désormais à l’or olympique et au développement de la pratique dans son pays. « Nous ne visons rien d’autre que le titre olympique, devant notre public. Les performances des Nadeshikos ont un énorme impact au Japon. Je ferai tout mon possible pour soutenir l’équipe et contribuer au développement du football féminin », a-t-elle indiqué à la FIFA.

Les Pays-Bas veulent un deuxième titre international

Depuis quelques années, le football féminin néerlandais évolue en témoignent les derniers résultats de l’équipe nationale féminine. Championnes d’Europe chez elles en 2017, vice-championnes du monde l’été dernier en France, et deuxièmes au classement FIFA, Lieke Martens et ses coéquipières ont su se démarquer sur la scène internationale et auront beaucoup à prouver lors des Jeux Olympiques au Japon. Dernièrement, les Néerlandaises ont été décevantes dans le jeu lors du Tournoi de France et n’ont pas réussi à se montrer à la hauteur de leur statut. 

A un an de la compétition olympique, les Oranje Leeuwinnen pourront compter sur leur gardienne Sari van Veenendaal, si précieuse et décisive lors du dernier Mondial, mais également sur Jackie Groenen qui veut décrocher la médaille d’or olympique. « Une fois qu’on a gagné un tournoi, on en veut forcément plus. Nous irons aux Jeux Olympiques pour montrer ce que nous savons faire, mais aussi pour gagner », avoue la milieu de terrain à l’instance internationale de football.

La Suède, participante historique des Jeux Olympiques

Malgré une omniprésence aux Jeux Olympiques depuis la première édition du tournoi de football féminin en 1996, les Suédoises n’ont jamais été titrées. Mais avec leur statut de vice-championnes olympiques à Rio en 2016 et leur troisième place à la Coupe du Monde 2019 en France, elles comptent bien changer la donne lors de la prochaine édition à Tokyo. 

Australie et Nouvelle-Zélande, futurs hôtes de la Coupe du Monde

En juin dernier, l’Australie et la Nouvelle-Zélande se sont vu attribuer l’organisation de la prochaine Coupe du Monde. Et cette attribution n’a rien de banal : l’édition 2023 sera la première à avoir lieu dans l’hémisphère sud et dans la Confédération Océanienne de Football. Avec cette annonce, les deux nations ne vont pas ménager leurs efforts pour continuer de progresser dans le développement et la médiatisation de la pratique au sein de  leur région du monde. 

Si la Nouvelle-Zélande ne fait pas encore partie des équipes les plus en vue au niveau international, les Kiwis se sont facilement qualifiées aux JO en remportant un quatrième titre continental consécutif avec un bilan sans appel : 5 victoires, 43 buts marqués, 0 but encaissé.

Du côté des Australiennes, le sélectionneur Ante Milicic vient de démissionner suite au report d’un an des Jeux olympiques de Tokyo. En effet, il s’est engagé avec un club de A-League pour la saison prochaine, avant l’annonce du Comité olympique, et il lui était donc impossible de continuer le travail avec l’équipe nationale. Arrivé début 2019 à la tête des Matildas, le technicien a notamment amené son équipe jusqu’en huitièmes de finale du dernier Mondial et était sous contrat avec la fédération jusqu’à l’été 2020.

photo : Sam Kerr par ©Thewomensgame - https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Sam-kerr-2017-algarve.jpg - unchanged
La superstar australienne Samantha Kerr  ©Thewomensgame

L’Australie pourra tout de même compter sur ses superstars lors du tournoi olympique, la plupart de l’effectif évoluant dans les meilleurs championnats du monde. Sur les 23 joueuses convoquées au Mondial en France, 12 jouent notamment en NWSL, le championnat nord-américain, comme Samantha Kerr ou Alanna Kennedy.

Une participation historique pour la Zambie

Grâce à leur victoire face au Cameroun lors du dernier tour des qualifications olympiques de la Zone Afrique, la Zambie s’est qualifiée pour la première fois de son histoire aux JO. Occupant la 106e place du classement FIFA, les Copper Queens, comme on les surnomme, ont créé la surprise et pourront ainsi se mesurer à des équipes de renom à Tokyo en 2021.

Deux tickets encore à distribuer

Quatre nations sont encore dans la course pour décrocher les deux ultimes tickets pour Tokyo. En ce qui concerne la dernière place asiatique, la Chine et la République de Corée vont devoir batailler lors d’une double confrontation les 19 et 24 février 2021. Enfin, les Lionnes Indomptables camerounaises rencontreront les Chiliennes, vice-championnes de la Copa America, mais les dates des matches aller et retour restent encore à déterminer.