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Benoît Letapissier (ASJ Soyaux) : « Elle parle de choses qu’elle n’a pas comprises»

Par 26/10/2021 10:00 No Comments
Benoît Letapissier, président de l’ASJ Soyaux- ©Charente Libre
La semaine dernière, l’ancienne joueuse de Soyaux, Samantha Johnson, se livrait ses vérités dans une lettre ouverte parue sur le site américain Girls Soccer Network. Elle évoque notamment l’absence d’un staff médical et une éviction de son logement. Des accusations que son ancien président Benoît Letapissier, interrogé par l’Équipière, réfute formellement.

Le staff médical en question

Dans sa lettre ouverte, Samantha Johnson, dont le passage en France n’aura duré qu’un mois, reproche notamment au club charentais l’absence de staff médical et de ne pas avoir passé  d’électrocardiogramme. Une accusation infondée selon son président.

« Il faut être lucide: sans médecin, on ne peut pas jouer ! (sic) Ce n’est pas un choix, c’est une obligation sans laquelle on ne peut pas exister en D1. Notre médecin est au club depuis des années, et nous avons trois kinés. Quand elle est venue, elle était en surpoids, on a attendu pour pouvoir lui faire passer les tests d’effort physique dans les meilleures conditions. On l’a accompagnée. A un moment, elle a cru avoir une alerte cardiaque, le médecin du club lui a fait passer tous les tests, mais il n’a rien détecté », nous explique Benoît Letapissier.

Au sujet de l’assurance maladie

Mais un autre point a visiblement interpellé le président de Soyaux. « Nous n’avions pas d’assurance maladie », affirme l’Américaine dans son texte. 

« Je crois qu’elle n’a pas compris comment ça se passe en France. Il y a beaucoup d’agents qui tournent autour des joueuses, mais qui ne travaillent pas dans leur intérêt. Certaines arrivent sans savoir comment on fonctionne ici. Certaines choses sont vraies, mais elle se trompe de cible. Parfois, même si la joueuse a un contrat de travail et que le club cotise pour elle, on peut attendre un mois avant d’obtenir un numéro de sécurité sociale. C’est vrai que les clubs comme le PSG ou Lyon ont plus de facilités à dénouer ce type de situation. Elle parle de choses qu’elle n’a pas comprises. A un moment donné, soit les agents ne jouent pas le jeu, soit ils sont incapables d’expliquer cela à leurs joueuses », semble-t-il déplorer.

Le logement de la discorde

Autre point de crispation, une supposée éviction du logement dans lequel la joueuse résidait, propriété du président du club, qui y logeait également sa fille. La joueuse de 30 ans a notamment déclaré que le président l’aurait sommée de quitter le logement afin de « ne plus payer des frais d’hôtel lorsqu’il venait les week-ends.»

Une nouvelle fois, le dirigeant sojaldicien s’étonne. « Elle n’a pas été virée, elle a pris ses affaires et s’en est allée. On lui avait proposé de résider dans une maison où il y avait déjà une Américaine, mais elle ne voulait pas. Deux jours après, on a trouvé un logement à Angoulême. On a pris un rendez-vous avec une agence mais elle n’a plus donné de nouvelles (ndlr, le 17 septembre). On a été informés par son agent qu’elle souhaitait rentrer chez elle», affirme-t-il.

Deux versions bien différentes d’une union qui n’aura été que temporaire, mais assurément riche en souvenirs.

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