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Bleues : ce qu’il faut retenir de la conférence de presse de Diacre et Le Sommer

Par 17/09/2020 16:00 No Comments
Le Sommer Diacre
À la veille du retour des Bleues à la compétition après six mois d’arrêt, la sélectionneure et l’attaquante de l’Équipe de France ont fait le point sur les sujets du moment. Les nombreux forfaits, les restrictions Covid-19, la forme des troupes, les objectifs dans ces qualifications pour l’Euro 2022. Morceaux choisis avant Serbie-France vendredi à 21h.

Corinne Diacre

L’état du groupe

« J’ai vu des filles très investies. Effectivement, sur un match de 90 minutes, j’aurai plus de repères. De ce que j’ai vu lors des entraînements, il y avait beaucoup d’intensité et des joueuses au niveau égal. »

Les nombreuses blessées et les trois changements en D1

« Il faut s’adapter au règlement. Ça a commencé comme ça en D1 avec trois changements. Quand on a des blessées, on peut déplorer d’avoir moins de changements. Après, le fait qu’il y ait des blessées, est-ce seulement dû au fait qu’il n’y ait que trois changements ? Je ne suis pas sûre qu’on puisse être aussi réducteur. » 

La charnière inédite avec les blessures

« J’ai vu quatre joueuses très investies en défense centrale. Elles étaient toutes les quatre très à l’écoute, très performantes aussi. Mon choix n’est pas encore complètement arrêté pour la charnière de demain, mais ça se précise. »

La force offensive

« Ça va se jouer à 11, il n’y aura pas que les deux de devant. Sur le domaine offensif, j’ai l’embarras du choix. Je suis confiante, de ce que j’ai vu aux entraînements, ce sont vraiment des joueuses de niveau international. Je peux leur faire confiance. J’ai beaucoup de solutions, il faudra que je trouve la bonne, même si je pense qu’il n’y en aura pas de mauvaise. » 

« On a tenté plusieurs choses. J’ai de la quantité mais aussi de la qualité. Plusieurs joueuses peuvent jouer à plusieurs postes différents. Ce sera à moi de trouver une bonne combinaison. » 

La vie avec la Covid-19

« On ne peut pas oublier la Covid avec le port du masque et les nombreux lavages de mains. Je ne crois pas qu’il y ait une psychose ou une peur par rapport à ça. Le staff médical de l’Équipe de France a tout mis en place pour que ce soit sécurisé. Les joueuses font le maximum d’efforts pour respecter les règles. »

Le caractère extraverti de Melvine Malard et l’intégration des nouvelles

« J’ai pu voir cette personnalité très extravertie. Elle l’est un peu moins avec nous, mais elle est très agréable à vivre au quotidien. Elle s’est très bien adaptée et intégrée au groupe, tout comme Julie et Romane. »

L’adversaire serbe

« Je ne sais pas comment va jouer la Serbie demain. Je ne sais pas du tout comment elles vont aborder ce match, elles n’ont plus rien à perdre. Si elles jouent assez haut, ça pourrait nous faciliter la tâche avec notre force offensive. »

« On a des images un peu lointaines, mais on a fait plus que les observer. On peut s’attendre à un schéma de jeu pas forcément très bas. Sur ce qu’on a vu, elles étaient un bloc médian, voire juste en-dessous de la médiane. Ça va être un match ouvert. Je ne sais pas dans quelles conditions on va évoluer, mais la pelouse sera bonne. »

Les choix à faire 

« Je vais privilégier la performance du moment et ce que j’ai vu sur le stage depuis lundi. Je vais aussi m’appuyer sur le championnat de France, la Ligue des Champions, la Coupe de France. Je n’ai pas beaucoup de surprises, les joueuses je les connais. L’important sera d’aller chercher la victoire. »

Une doublette Cascarino-Le Sommer ? 

« L’équipe de Lyon, c’est Lyon. La France, c’est la France. J’ai la chance d’avoir des joueuses qui ne sont pas à l’OL, même si l’Olympique Lyonnais performe en Ligue des Champions. Il faut que je trouve la bonne combinaison pour utiliser toutes autres forces. » 

Eugénie le Sommer

Proche du record de buts de Marinette Pichon (80 buts contre 81)

« Disons qu’à chaque sélection c’est la même histoire, on m’en reparle (rires). C’est un peu dans ma tête, car je suis proche de ce record, mais j’essaie de ne pas trop y penser. Quand je suis sur le terrain, je me donne au maximum, si je marque tant mieux, si je ne marque pas tant pis. Je ne me focalise pas dessus, je n’ai pas envie que ça pollue mon esprit. »

Le brassard en l’absence d’Amandine Henry 

« Ça fait toujours plaisir, j’ai eu l’occasion de le porter à plusieurs reprises. C’est toujours une fierté, même si au départ ce n’est pas forcément ce qu’on recherche. Je suis consciente d’être l’une des plus expérimentées et j’essaie d’aider l’équipe au maximum et de conseiller les jeunes. »

Son rôle avec les plus jeunes

« C’est quelque chose qui vient naturellement, je n’ai pas envie de changer. Je ne suis pas la seule à qui on donne des responsabilités. On est un groupe avec des joueuses qui commencent à avoir un peu de sélections pour aider celles qui viennent d’arriver. Ce rôle ne va pas me changer. » 

La force offensive du groupe France

« Je suis aussi surprise par le nombre de joueuses offensives. Ça montre le talent en France dans ce secteur. Il faudra voir comment on peut jouer ensemble, dans quel système, avec quelles joueuses. » 

Son association avec Delphine Cascarino au Final 8

« Oui, je pense que cette relation peut fonctionner. Ça a très bien marché sur la finale de Ligue des Champions, on a eu beaucoup de complémentarité. On a toutes les deux réalisé un bon match. Ce n’est pas forcément les mêmes joueuses autour en Bleues, il faut s’adapter aux joueuses avec lesquelles on joue. »

La décision de Sarah Bouhaddi 

« On en a parlé entre nous, ça restera entre nous, ce n’est pas à moi de parler de ça. Je comprends en partie sa décision. »

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