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D1 Arkema: l’heure du bilan

Par 12/06/2021 11:51 juin 14th, 2021 No Comments
Depuis 2017, l’En Avant Guingamp grimpe d’au moins une place par saison au classement- ©EAG
COVID-19 oblige, l’exercice 2020-2021 de la D1 Arkema s’est déroulé dans des conditions inédites. Mais c’est également sur le terrain que les surprises ont fait rage. Alors que faut-il retenir de cette saison ?

Le PSG franchit un pallier dans un haut de tableau qui se resserre

50 ans. C’est le temps qu’il aura fallu au Paris Saint-Germain pour soulever son premier trophée en championnat chez les féminines. Après une saison particulièrement réussie (20 victoires, 2 matchs nuls), le PSG a enfin pris place sur le trône de France. Un couronnement d’autant plus important qu’il intervient après 14 sacres consécutifs de l’Olympique Lyonnais. Le cru 2021 du PSG est arrivé à maturité. Remuant offensivement (83 buts inscrits) et solide défensivement (4 buts encaissés), l’effectif d’Olivier Echouafni a bel et bien franchi un palier essentiel cette année. Mais avec les nombreux départs annoncés cet été, dont celui du coach, cet équilibre pourrait bien être bouleversé.

Derrière, l’Olympique Lyonnais réalise une saison blanche pour la première fois depuis 14 ans. Lors d’une première partie de saison marquée par une défaite contre le rival parisien, les Fenottes ont été moins dominatrices dans le jeu et n’ont pas su inverser la tendance par la suite. Comme pour générer un électrochoc, Jean-Luc Vasseur est limogé après le revers en Ligue des champions contre ce même Paris Saint-Germain. Sonia Bompastor, fraîchement intronisée lors du match retour, n’aura rien pu faire non plus. À charge de l’ancienne internationale française de recréer une dynamique positive la saison prochaine. Pour l’aider dans cette tâche, elle devrait enregistrer de nombreux renforts à l’intersaison, dont certains en provenance… du PSG. 

A la troisième place, Bordeaux a également écrit l’histoire cette saison. Alors que la troisième place du championnat est désormais qualificative pour l’Europe, ce sont les Girondines qui ont obtenu le précieux sésame. Dans leurs rangs, la meilleure buteuse du championnat, Khadija Shaw, 22 réalisations. Cette dernière s’envolera prochainement vers d’autres cieux, vraisemblablement Outre-Manche. Pour la remplacer, les Marine et Blanc, ont déjà les accords de principe de Melissa Herrera et Melissa Gomes, en provenance de Reims, et auteures de 18 buts en cumulé en D1. 

La course aux quatrième et cinquième places fait rage

Au pied du podium, le Paris FC. Si les efforts des joueuses de Sandrine Soubeyrand n’ont pas toujours payé en début de saison, le retour de la trêve leur aura été bien plus favorable. La joueuse la plus capée de l’histoire de l’équipe de France a d’ailleurs prolongé son contrat avec le club de trois saisons. Pour les premiers mois de la saison, elle devra composer sans sa capitaine, Gaëtane Thiney, qui réalisera une courte pige en NWSL du côté de New York.

Guingamp et Reims ont, quant à eux, confirmé les attentes placées en eux. Tenaces mais surtout équilibrées, même face aux équipes de tête, ces deux formations auraient également pu lorgner sur la quatrième place. 

Montpellier, habitué du quatuor de tête se retrouve cette saison relégué à la septième place, devant Dijon. L’entraîneur héraultais, Frédéric Mendy, a pour ces raisons été remercié par la direction du MHSC début avril. Les départs de joueuses majeures au précédent mercato, Sandie Toletti, Valérie Gauvin et Sakina Karchaoui, ont inévitablement pesé sur les résultats des Pailladines.

Longtemps concerné par cette course aux 4ème et 5ème places, Fleury a connu une seconde partie de saison bien différente de la première. Pourtant 5èmes à la trêve hivernale, les Essonniennes se retrouvent finalement à la 9ème place du classement. La saison prochaine, Fabrice Abriel jusqu’ici adjoint de David Fanzel, prendra les rênes du club francilien. 

Un réel fossé dans le bas de tableau

En position de relégable, on retrouve les deux promus. Malgré le limogeage surprise de Yacine Guesmia, le GPSO 92 n’est pas parvenu à redresser la barre. Sur le plan comptable, les seules victoires d’Issy ont d’ailleurs été obtenues avant son départ.

Le Havre, bien que valeureux, a lui aussi connu des difficultés dans l’élite. Avec seulement deux victoires obtenues en début d’exercice contre Issy et Soyaux, les normandes ont peiné à cumuler des points. Non loin d’eux, on retrouve justement Soyaux, déjà sur la balance la saison passée. Bien que sauvé sur le plan comptable, c’est par une autre voie que le club charentais pourrait être relégué. En effet, la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), gendarme financier du football français, a prononcé la relégation administrative de Soyaux. Le club a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel de cette décision. Si celle-ci venait à être confirmée, elle pourrait bien faire les affaires d’Issy. 

Sans spectateurs et sans Coupe de France

Le grand absent de cette saison 2020-2021 de la D1 aura bel et bien été le public. Privées du 12ème homme, les joueuses de l’élite ont dû composer seules pendant plusieurs mois. Seules images de communion, celles de la célébration du PSG le week-end dernier, après le titre au Parc des Princes. 

Au gré de nombreux clusters dans les effectifs et les staffs, de nombreux matchs ont été reportés cette saison, retardant notamment le duel final entre le PSG et l’OL.

Autre absente de l’équation, la Coupe de France. Après quelques matchs disputés en janvier, la compétition s’est aussitôt interrompue, pour ne jamais reprendre. Aubaine ou inconvénient pour le rythme et le repos des joueuses ? Réponse la saison prochaine.