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« Dis-moi quel est ton nom… » : le naming dans le football féminin

Par 11/04/2020 10:15 mai 8th, 2020 No Comments
Si les droits TV deviennent une source non négligeable de revenus pour les clubs, un autre procédé leur permet de pérenniser leurs finances. Des entreprises de tous secteurs confondus, s’associent à des sections féminines. La rédaction de l’Équipière a établi le classement des contrats les plus lucratifs en Europe. 

Un vecteur de notoriété abordable

Investir dans les ligues féminines comporte plusieurs avantages pour les entreprises. Premièrement, celles-ci ne cessent de croître en visibilité, ce qui leur garantit une meilleure exposition. En novembre dernier, presque un demi-million de téléspectateurs ont visionné la rencontre opposant l’Olympique Lyonnais au Paris Saint-Germain.

À cela s’ajoute le caractère relativement peu onéreux des droits des championnats féminins en comparaison avec le football masculin (ndlr: accord de 15 millions d’euros par saison pour la Ligue 1 entre la Ligue de Football professionnel et Uber Eats contre 1 million d’euros pour Arkema avec la D1). Les sponsors s’offrent ainsi une belle publicité, teintée de modernité, à moindre frais.

Classement : L’Angleterre et l’Espagne en tête, la France à l’affût

  1. Angleterre : « Barclays » FAWSL (10 millions de livres/3 ans)
    Le développement de la FAWSL a véritablement pris un nouveau tournant au cours de ces cinq dernières années. Devenu l’un des championnats les plus en vogue d’Europe, attirant les plus grandes joueuses du globe, l’élite anglaise connaît également un développement économique notable.
    En mars 2019, la firme bancaire Barclays a conclu un accord de 3 ans pour le naming du championnat pour 10 millions de livres.développement économique notable.
  2. Espagne : Primera « Iberdrola » (10 millions d’euros/5 ans)
    ​Le championnat ibérique a renouvelé, en 2019, son contrat avec Iberdrola pour les cinq prochaines années. Ce dernier court désormais jusqu’en 2025. Le nouvel accord comprend également le naming de la seconde division.
    L’entreprise spécialisée dans le secteur de l’énergie contribuera à hauteur d’environ 2 millions par an au développement du football féminin espagnol.
  3. France : D1 « Arkema » (3 millions d’euros/3 ans)
    Déjà partenaire de la coupe du monde féminine, l’entreprise francilienne de chimie a récemment associé son nom à la première division française à l’aube de l’exercice 2019-2020. Une première dans l’histoire du championnat de France.
    Le contrat, d’une durée de 3 ans, est évalué à 1 million d’euros par saison.
  4. Suède : « OBOS » Damallsvenskan (3,7 millions d’euros/5 ans)
    Le groupe OBOS, qui figure parmi les principaux promoteurs immobiliers des pays nordiques, a signé en juillet 2018 un accord avec l’Elite Football Women pour le naming de la Damallsvenskan (Ligue féminine)
    A la clé, un contrat de 40 millions de couronnes suédoises (3,7 millions d’euros) répartis sur cinq années.
  5. Allemagne : « Flyeralarm » Bundesliga (4 ans)
    Longtemps estampillée « Allianz » à l’instar de la ligue masculine, la Frauen Bundesliga a depuis juillet dernier une nouvelle appellation. L’entreprise d’imprimerie en ligne FlyerAlarm, a remplacé le mastodonte du secteur assurantiel, pour une durée de 4 ans et un montant resté confidentiel.
    Toutefois, celui-ci devrait être au moins équivalent à celui avancé par Allianz cinq ans auparavant (1,2 millions d’euros par saison).Cette perte du groupe allemand vient s’ajouter à celle des droits de la Liga portugaise, désormais détenus par le groupe Banco Portugués de Investo.

En moins de six ans, au gré d’une médiatisation et d’un engouement croissants, le football féminin n’a cessé d’attirer les investisseurs. Une première étape dans la structuration pérenne des écuries et des ligues.