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Neuvième finale de Coupe de France d’affilée pour l’Olympique Lyonnais !

Par 02/08/2020 17:04 juin 8th, 2021 No Comments
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©Ryszard Dreger
Malgré des Guingampaises valeureuses, l’Olympique Lyonnais s’est imposé par le plus petit des scores (1-0), et s’offre un billet pour la finale de Coupe de France le 9 août

Pour cette reprise de la Coupe de France, l’En Avant Guingamp affrontait l’ogre lyonnais. Alors que les premières n’ont bénéficié que d’un mois d’entrainement depuis le déconfinement, les Lyonnaises s’entraînent depuis sept semaines et ont déjà eu l’occasion de faire trois matchs de préparation pour se remettre en jambes avant cette rencontre.

Des Guingampaises qui ont joué leur va-tout

Face à la disparité du niveau d’entraînement entre les deux équipes, la stratégie guingampaise était simple : tenir le plus longtemps possible face à leur adversaire et utiliser au mieux la moindre occasion offensive. Il fallait imposer le rythme dès le début de la partie pour éviter un but dès les premières minutes. Les Bretonnes ont ainsi fait barrage face aux attaques lyonnaises et ont tenté leur va-tout. Dès la 3e minute, elles ont même réussi une belle percée dans la surface de réparation de Sarah Bouhaddi. Sans succès, néanmoins, faute de précision dans le dernier geste et face à un retour en force de la défense lyonnaise. Si l’action n’a pas permis d’ouvrir le score, elle a néanmoins montré la détermination des rouge et noir.

Sans surprise, ce sont malgré tout les Fenottes qui obtenaient davantage d’occasions, à l’image de ce coup-franc à la 5e minute. Alors que les coups de pieds arrêtés lyonnais font souvent mouche, les joueuses de Jean-Luc Vasseur n’ont cette fois pas réussi à être décisives sur coup-franc ou corner en première mi-temps. Désorganisation dans les derniers mètres, perte de certains automatismes et manque de précision dans les tirs et les passes – les mois d’arrêt se sont fait ressentir.

Une Solène Durand des grands jours

La vitesse lyonnaise menaçait sérieusement la défense guingampaise, qui ne cédait pas pour autant. Profitant d’erreurs défensives de Wendie Renard et posant leur jeu tranquillement, elles réussissait même à créer des actions dangereuses dans le champ adverse. Lucy Bronze et Nikita Parris ont, quant à elles, profité de leur vitesse et de leur vision du jeu pour imposer le rythme et mettre en difficulté la défense adverse. 

C’était sans compter sur la forme de Solène Durand qui, parfois en position de libéro, a réalisé de belles sorties et a multiplié les arrêts in-extremis. Intervention après intervention, elle s’imposait un peu plus comme une joueuse déterminante. Une façon, peut-être, de se montrer comme candidate sérieuse au poste de numéro un en Équipe de France pendant la “pause” de Bouhaddi. 

La muraille cède en deuxième mi-temps

Au retour des vestiaires, les Bretonnes devaient encore tenir 45 minutes à un rythme visiblement trop élevé pour elles, à ce stade de la préparation. Elles n’étaient pas aidées par la supériorité physique de leur adversaire ni par la chaleur estivale ambiante. Pour pallier à cette faiblesse physique, complètement logique après seulement un mois d’entraînement, les joueuses de Frédéric Biancalani montaient d’un cran pour tenter d’ouvrir le score et ne se contentaient plus de défendre. Fleury et Robert multipliaient les attaques, en débordant sur les côtés. Mais malgré de belles tentatives, des débordements et une défense lyonnaise en deçà de son niveau habituel, ce sont elles qui cédaient les premières. 

Sur un corner qui semblait anodin, la défense guingampaise laissait Wendie Renard récupérer le ballon dans la surface et centrer pour Nikita Parris qui marquait de la tête (1-0, 65’). Soulagées, les Lyonnaises ne s’arrêtaient pas là, et voulaient faire le break. Largement dominatrices, la finition n’était pour autant, toujours pas au rendez-vous.

Les Guingampaises, déjà très présentes défensivement, mettaient les bouchées doubles quitte à multiplier les fautes et les cartons. Les situations offensives se multipliaient des deux côtés au fur et à mesure que le temps s’écoulait. Très appliqué dans la construction du jeu, l’EAG n’arrivait pas à conclure face à une défense lyonnaise dense. Une dernière occasion sur coup-franc direct aurait pu les sauver, si l’une d’elles n’avait pas croisé la trajectoire du tir juste avant le but. 

Lyon s’impose par le plus petit des scores, face à une équipe guingampaise déterminée pour sa première apparition dans le dernier carré de Coupe de France. Rendez-vous ce soir pour découvrir qui de Bordeaux ou du PSG affrontera les Fenottes en finale. 

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