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Ève Périsset, retour sur une première attendue

Par 03/08/2020 08:00 No Comments
Ève Périsset Bordeaux
Ève Périsset lors de son premier match avec les Girondins de Bordeaux contre le Paris Saint-Germaine – ©Loïc Cousin
À l’occasion des demi-finales de Coupe de France, Ève Périsset retrouvait ses anciennes coéquipières du PSG. L’Équipière a scruté de près ses premiers pas avec Bordeaux, qui furent très satisfaisants pendant quarante-cinq minutes, avant qu’elle ne flanche physiquement en deuxième mi-temps.

C’était un match au parfum particulier pour Ève Périsset, qui jouait son tout premier match avec le maillot au scapulaire, contre son équipe des quatre dernières années. Titularisée d’entrée par Pedro Martinez Losa, sa présence sur la pelouse a d’abord suscité de nombreux commentaires. En cause, la confusion sur la réglementation de la FFF sur les joueuses non-autorisées à jouer, si elles avaient déjà joué en Coupe avec un autre club cette saison. En conférence de presse ce samedi, l’entraîneur du PSG Olivier Echouafni, avait semé le doute, en annonçant qu’il ne « prendrait aucun risque » en faisant participer une joueuse qui avait été sur une feuille de match de Coupe de France avec un club cette saison. Périsset avait été dans le groupe parisien lors des tours précédents avec le PSG, mais elle n’avait pas disputé la moindre minute. Place au jeu donc, elle était autorisée à débuter. 

Très appliquée en première mi-temps, plus brouillonne par la suite

Visiblement, la latérale des Bleues n’a pas été perturbée par cette petite controverse d’avant-match. Avec son numéro 17 fétiche dans le dos, Périsset s’est immédiatement montrée très précieuse dans le bloc défensif bordelais. Dès l’entame, elle a été l’auteure de deux bonnes récupérations (3e, 8e), même si sur la deuxième, sa relance a manqué de précision. Sur son côté droit, elle a eu la lourde tâche de défendre sur sa coéquipière en Bleue, Kadidiatou Diani. Une mission bien accomplie par la native de Saint-Priest, qui a marqué de près l’attaquante du PSG, ce qui lui a permis de remporter plusieurs duels notamment à la 40e et à la 51e. Dans le second acte, alors que les Parisiennes ont assiégé le but girondins, Périsset -certainement en manque de lucidité- a souvent rendu les ballons trop facilement (50e, 54e, 66e, 78e). Si elle a assisté de loin à l’égalisation parisienne sur corner (55e), elle n’a pas réussi à tenir au marquage Sandy Baltimore sur le deuxième but (84e). Globalement à l’aise dans les duels, c’est dans les relances que l’internationale française a parfois manqué de précision. 

Bordeaux dominé, Périsset timide offensivement 

Surtout concentrée sur ses tâches défensives, face à une équipe du PSG largement dominatrice, Périsset a tout de même essayé de montrer le bout de son nez offensivement ;  comme sur ce corner obtenu (21e) ou ce coup-franc -imprécis- à 25 mètres (28e). Mis à part ces quelques incursions dans le camp parisien, la joueuse de 25 ans est principalement restée dans sa partie de terrain, concentrée sur son placement pour anticiper les éventuelles fulgurances de Diani. Après la pause, Paris a surclassé les Marines et Blanches et les trente premières minutes de la seconde mi-temps ont été particulièrement difficiles pour Périsset, qui évoluait très bas, presque en position de défenseure centrale. Forcée à courir après le ballon, quelques signes de fatigue sont apparus peu après l’heure de jeu, pour la défenseure girondine, ses adducteurs ont commencé à tirer. Elle s’est donc montrée encore plus mesurée par la suite sur le plan offensif. 

Leadership et combativité aux rendez-vous

Cette saison, Périsset va pouvoir apporter une touche d’expérience au plus haut niveau à l’effectif girondin. À Libourne, elle semblait déjà être l’une des leaders de l’équipe, quand lors du premier arrêt de jeu – pour blessure de Vanessa Gilles – elle prenait la parole devant toutes ses coéquipières. Au cours de la partie, elle a souvent porté la voix et motivé ses troupes. En toute fin de match, elle est sortie les larmes aux yeux et les jambes pleines de crampes, après avoir tout donné sur le pré. Un comportement qui a dû plaire à son nouveau coach Pedro Martinez Losa, qui va pouvoir s’appuyer sur une joueuse exemplaire pour montrer à ses coéquipières le chemin vers la Ligue des Champions. Avant la première journée de championnat contre Reims le 5 septembre, Périsset aura encore un mois pour se préparer physiquement, et travailler ses repères avec ses nouvelles partenaires.