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Katoto très (trop) basse, Huitema esseulée

Par 09/08/2020 23:35 2 Comments
Katoto PSG
©Ines Roy-Lewanowicz / L’Équipière
Titulaire à la pointe de l’attaque aux côtés de Jordyn Huitema, Marie-Antoinette Katoto a évolué dans un rôle d’électron libre pendant toute la partie, laissant sa coéquipière canadienne seule devant. Zoom sur un duo qui n’a pas su peser sur la rencontre.

Olivier Echouafni a surpris tout le monde en abandonnant son 4-3-3 habituel pour un 4-4-2 avec Huitema et Katoto en pointe, et Diani et Baltimore sur les ailes. Si les deux dernières ont été assez actives sur les ailes et ont touché beaucoup de ballons, la rencontre a été beaucoup plus difficile pour la doublette de devant. Alors que le coach parisien a certainement voulu apporter de la taille -180 cm pour Huitema, 176 cm pour Katoto-, et de la  présence dans la surface, les offensives parisiennes se sont faites très discrètes dans la zone de vérité. 


Il faut dire qu’à la surprise générale, c’est Huitema qui a occupé la pointe parisienne pendant la majeure partie de la première période. Katoto elle, a joué extrêmement bas, presque en position de milieu de terrain. La jeune attaquante tricolore a semblé en perte de repères sur la pelouse de l’Abbé-Deschamps. Bien que Katoto ait apporté satisfaction dans ses tâches défensives, elle n’a jamais été en mesure d’amener le danger sur le but de Bouhaddi. Elle a symbolisé, en première mi-temps, ce bloc parisien en souffrance face à la domination territoriale lyonnaise. 

Huitema trop seule devant

Au retour des vestiaires, Katoto – double meilleure buteuse de D1 en titre – a continué dans son rôle d’électron libre. Elle s’est créé un semblant d’occasion sur une bonne percée dans le coeur du jeu (56e), mais sa frappe était trop appuyée. Bis repetita quelques minutes plus tard mais, cette fois sans parvenir à frapper (70e).

Souvent seule en pointe, Huitema a longtemps été sevrée de ballons et le PSG n’a jamais réussi à se créer d’occasion. Echouafni aurait certainement espéré plus de centres, comme lorsque l’attaquante canadienne était toute proche de reprendre celui de Diani venu de la droite (37e). Mais Huitema n’a pas tiré une seule fois au but jusqu’à sa sortie à la 75e. À l’image de sa coéquipière, elle a semblé complètement perdue et n’a pas su jouer avec ses partenaires, comme sur cette action où l’attaquante de 19 ans a longtemps tergiversé alors qu’elle pouvait servir Diani (52e). Ce n’était ni le soir de Katoto, ni celui de Huitema.  

En fin de match, les remplaçantes parisiennes ont donné un souffle nouveau à Paris et Katoto a retrouvé son élément : la surface de réparation. Elle a d’ailleurs bien failli faire la différence à bout portant (85e). Mais ce soir, les défenses l’ont emporté sur les attaques et Diani était bien seule au coeur de l’animation offensive parisienne. Cette finale, les Parisiennes l’ont certainement perdue bien avant la séance de penalties.