France – Allemagne, demi-finale retour de Nations Ligue – ©DamienBakour / L’Equipière
Comme à l’EURO en Suisse cet été, l’Allemagne élimine l’équipe de France. Cette fois-ci, c’est en demi-finale de Nations Ligue, à Caen, que le parcours des Bleues s’est arrêté (3-2).
Un plan de jeu satisfaisant en première mi-temps pour l’équipe de France face à l’Allemagne en Nations Ligue
La soirée avait pourtant bien commencer pour les joueuses de l’équipe de France et ce devant un Stade Michel d’Ornano de Caen plein à craquer, fort de ces 18 112 spectateurs. L’antre du Stade Malherbe n’a pas tardé à être en fusion. D’une tête croisée, Melvine Malard, qui trompait Stina Johannes, la portière allemande, et ouvrait rapidement le score (3′) pour l’équipe de France (1-0). Une conclusion qui faisait suite à un centre de la latérale gauche Selma Bacha. La défenseure lyonnaise avait débordé et laissé sur place son adversaire.
Appliqué dès l’entame du match par les joueuses de l’équipe de France, le plan de jeu de Laurent Bonadei, semblait clair, net et précis : contrôler la possession du ballon tout en cassant les lignes allemandes en proposant plusieurs solutions au coeur du jeu dans les intervalles afin d’écarter directement par la suite. S’ajoutait également un pressing haut, retranchant la Mannschaft dans sa moitié de terrain, à continuer et ce malgré l’égalisation de Nicole Anyomi (12′, 1-1). L’attaquante allemande permettait à sa sélection de revenir au score grâce à une frappe qui se logeait dans la lucarne de Pauline Peyraud-Magnin. Une égalisation consécutive à une perte de balle de la première buteuse du soir, Melvine Malard.
Toutefois, les joueuses de l’équipe de France ne baissaient pas la garde et restaient agressives sur la porteuse de balle adverse en récupérant les ballons haut sur le terrain, laissant apparaître ce côté « conquérant », comme le maître mot du Stade Malherbe.
Au fil des minutes, Allemandes et Françaises se livraient une bataille physique sans merci au coeur du jeu. Mais l’un des facteurs clés pour faire la différence s’appelle : « la vision du jeu » ! Maëlle Lakrar adressait une belle transversale pour Sakina Karchaoui (21′). La numéro 7 de l’équipe de France voyait son lob contré par Stina Johannes, sortie loin de sa ligne. Mais dans la foulée, la vice-capitaine des Bleues récupérait le ballon des pieds de Melvine Malard et tentait instantanément le tir, sans pour autant trouver le chemin des filets laissés à l’abandon par la gardienne allemande Stina Johannes.
Dix minutes plus tard, bis repetita. Cette fois-ci, c’était au tour Delphine Cascarino d’offrir un excellent ballon dans le dos de la défense allemande, à destination de Melvine Malard. L’attaquante de Manchester United pêchait dans la finition (31′). Il en fût de même pour Delphine Cascarino qui après avoir réalisé un grand pont, ne concrétisait pas l’action, dont étaient à l’origine Sandy Baltimore et Melvine Malard (41′). Idem pour Sakina Karchaoui, dont la feinte-tir dans le temps additionnel de la première mi-temps, était trop peu puissante pour inquiéter Stina Johannes. Mi-temps : 1-1.
L’Allemagne clinique, l’équipe de France avec des regrets pour cette Nations Ligue
Dès le retour des vestiaires, le ton du second acte était déjà donné ! Le tempo par la même occasion. Et c’est l’Allemagne qui le dictait en prenant l’avantage par l’intermédiaire de Klara Bühl (50′, 1-2), unique buteuse du match aller. Servie par Sjoeke Nüsken, la joueuse du Bayern Munich profitait de sa qualité technique dans les petits périmètres ainsi que de la glissade d’Elisa De Almeida pour accélérer, déclencher un tir puissant de l’angle de la surface de réparation française et ajuster face à Pauline Peyraud-Magnin. Cette dernière effleurant le ballon, en le déviant sur la barre transversale avant de voir le cuir au fond des filets (2-1).
Si Grace Geyoro manquait le cadre quelques minutes plutôt, l’heure de jeu était placée sous le signe du changement pour Laurent Bonadei qui procédait alors à deux remplacements. Clara Matéo et Kadidiatou Diani entraient en jeu à la place de Melvine Malard et Delphine Cascarino (62′-63′).
La Mannschaft pensait faire le break sur un doublé de Nicole Anyomi à vingt minutes du terme pour sceller définitivement la partie. Et bien non ! L’arbitre signalait l’Allemande en position de hors jeu, de quoi laisser un mince espoir aux Françaises et à leur public venu les supporter en nombre. L’équipe de France poussait mais se faisait peur lorsque Stina Johannes procédait à un dégagement dévié par Anyomi à destination de Selina Cerci qui plaçait un lob sur la barre après un duel avec Selma Bacha.
Des regrets pour les Bleues ? De nombreux centres en cette fin de rencontre mais un manque de précision criant à l’image du tir de Kadidiatou Diani, sur la gardienne allemande. Une illustration de l’absence de lucidité et justesse dans le dernier geste des tricolores.
Les derniers changements de Laurent Bonadei intervenaient aux 83′ et 90′ minutes de jeu. Ce sont Thiniba Samoura (Elisa De Almeida), Naomie Feller (Sandy Baltimore) et Kessya Bussy (Selma Bacha) qui entraient sur le terrain pour tenter d’insuffler du dynamisme. Peu après Clara Matéo trouvait le chemin des filets (90′) et permettait à l’équipe de France de croire de nouveau à un renversement de situation en n’ayant désormais qu’un seul petit but à inscrire pour arracher les prolongations (2-2 / 2-3 sur l’ensemble des deux matchs à cet instant). L’attaquante du Paris FC reprenait un centre de Kadidiatou Diani au second poteau et plaçait une tête pour raviver la flamme tricolore. Une deuxième opportunité pour la meilleure joueuse de la saison dernière en Arkema Première Ligue mais qui ne faisait trembler Stina Johannes.
Comme à l’EURO en Suisse cet été, l’Allemagne éliminant finalement l’équipe de France (3-2 sur l’ensemble des deux matchs aller-retour) et rejoignait l’Espagne en finale de la Nations Ligue. Les Bleues, quant à elles, défieront la Suède pour le match de la 3e place. Ces rencontres auront lieu les 28 novembre et 2 décembre.
