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Le PSG crée la sensation face à Lyon et s’empare de la première place

Par 20/11/2020 23:55 No Comments
Les Parisiennes célèbrent l’ouverture du score de Marie-Antoinette Katoto – ©Inès Roy-Lewanowicz
Le Paris Saint-Germain a réalisé un véritable exploit en s’imposant face à l’Olympique Lyonnais (1-0) pour la première fois depuis le 31 mai 2018. Grâce à un but de Marie-Antoinette Katoto, les Parisiennes détrônent l’ogre lyonnais et s’emparent de la première place au classement. Seules ombres au tableau, les sorties sur blessure d’Eugénie Le Sommer et Marie-Antoinette Katoto.

Après une semaine très agitée pour l’équipe de France, le PSG et l’OL se retrouvaient pour ce désormais traditionnel choc français, déjà synonyme de duel pour le titre. Au coup d’envoi, deux points d’écart séparaient en effet les Lyonnaises, leaders, de leur dauphines.

Les Parisiennes sont arrivées dans l’enceinte du Parc des Princes totalement décomplexées, elles qui n’avaient pas gagné contre l’ogre lyonnais depuis le 31 mai 2018 lors d’une finale de Coupe de France. Sous les yeux de la Ministre de la Jeunesse et des Sports, Roxana Maracineanu, l’équipe d’Olivier Echouafni a bousculé un onze lyonnais amorphe. Car le club de la capitale a su très tôt prendre les devants grâce à Marie-Antoinette Katoto, auteure de son huitième but en D1 cette saison. Après une perte de balle lyonnaise au niveau de la ligne médiane, Kadidiatou Diani s’est projetée avant de lancer la meilleure buteuse de l’édition 2019-2020. Tout en sang-froid, Katoto a crocheté Bouhaddi, avant de conclure au deuxième poteau dans le but vide, trompant ainsi Buchanan qui avait fait l’effort de revenir défendre, avant de glisser (1-0, 11e).

Eugénie Le Sommer sort sur blessure…

Si on avait l’habitude de voir les Lyonnaises dominer dans le jeu lors des derniers chocs entre les deux cadors du championnat français, il n’en a rien été vendredi soir. Sollicitée dès les premières minutes, Christiane Endler n’a ensuite eu à s’employer que sur le coup-franc de Marozsan (17e), la seule frappe cadrée des Rhodaniennes dans le premier acte. Agressives sur la porteuse de balle, les Parisiennes n’ont laissé aucune miette à leur adversaire, éteignant carrément le milieu de terrain lyonnais. L’entrée en jeu de Nikita Parris à la place d’Eugénie Le Sommer (29e) — qui souffrirait d’une élongation à la cuisse gauche et pourrait manquer le rassemblement des Bleues — n’a rien changé. Sur les quelques ballons donnés dans le bon tempo, la défense parisienne, guidée par sa capitaine Irene Pardes, s’est montrée impeccable. À l’image de ce retourné acrobatique tenté par Katoto (42e), les Parisiennes, en confiance, ont démontré qu’elles pouvaient rivaliser avec leur éternel rival.

… Katoto aussi

Au retour des vestiaires, les partenaires de Wendie Renard ont tenté d’impulser du rythme. Elles ont certes repris l’ascendant au niveau de la possession, mais ont gâché plusieurs ballons, la faute à un déchet technique inhabituel. Bien en place dans leur partie de terrain, les joueuses de la capitale ont fait front, procédant plutôt en contre-attaque dans ce second acte. Plutôt fermé, celui-ci a surtout été marqué par la série de sorties sur blessure. Après un choc avec la capitaine de l’OL, Katoto a laissé sa place. Une sortie précipitée qui inquiète, après celle de Le Sommer, alors que les deux joueuses ont été convoquées par Corinne Diacre pour disputer les deux dernières rencontres des qualifications pour l’Euro 2022. Paulina Dudek et Delphine Cascarino sont elles aussi sorties prématurément, signe de l’agressivité entre les deux équipes.

Les Parisiennes réalisent un exploit 

En panne d’inspiration et méconnaissables, les Lyonnaises se sont finalement inclinées sur la plus petite des marges. « Paris mérite sa victoire. De notre côté on n’a rien proposé, c’était le néant », a reconnu à chaud Wendie Renard après la rencontre au micro de Canal +. Les septuples championnes d’Europe concèdent leur première défaite depuis 80 matchs en D1. De son côté, le PSG brise la malédiction et renoue avec la victoire face à leur rival, elles qui ne s’étaient plus imposées en championnat face aux Fenottes depuis le 17 décembre 2016.