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Salomé Elisor (LOSC) : « Mon objectif premier est la montée avec le LOSC et m’imposer en D1 »

Par 04/09/2021 12:27 No Comments
Salomé Elisor, milieu de terrain du LOSC, passée par Istres, Lyon, Marseille et Grenoble – ©SaloméElisor (instagram)
Pour l’Équipière, Salomé Elisor, milieu de terrain de Lille, revient sur son parcours de footballeuse, de ses débuts à Istres à sa signature à Lille.

À la veille d’affronter le VGA Saint-Maur (15 heures), dans le cadre de la première journée de D2 féminine, Salomé Elisor, la milieu de terrain du LOSC s’est confiée à L’Equipière sur son amour pour le football. Ses inspirations, son style de jeu, son parcours, les conséquences du Covid-19 sur la D2 féminine, ses premières sensations après le retour sur les terrains cet été, les objectifs fixés par le LOSC, ses objectifs personnels et le développement du football féminin, elle n’élude aucun sujet. 

Salomé Elisor (24 ans), milieu de terrain polyvalent au LOSC, peut aussi bien évoluer en position de numéro six, huit, ou axiale. Qu’importe pour cette amoureuse du ballon rond, qui a débuté le football à Istres (2003-2012). A 15 ans, elle rejoint le centre de formation de l’Olympique Lyonnais (2012-2016), tout en évoluant enparallèle à l’INF Clairefontaine.

Après son aventure lyonnaise, elle s’engage avec l’Olympique de Marseille lors de la saison 2016-2017, où elle découvre l’élite (13 apparitions en D1). À Grenoble (2018-2019), elle s’affirme en D2 avec un temps de jeu conséquent (18 matchs), et participe à l’épopée en Coupe de France jusqu’en demi-finale face à Lyon (1-0), avant de signer à Lille à l’été 2019.

« J’ai grandi à travers le football »

Pouvez-vous nous faire part des origines de votre amour pour le football et ce qui vous a poussée à faire ce métier ?

Ma passion me vient de mon papa. Mon père était footballeur. J’ai commencé avec les garçons. J’ai grimpé les échelons.

Avez-vous des inspirations ?

J’ai regardé énormément de vidéos de Zidane, et mon père jouer.

Comment définiriez-vous votre façon de jouer ?

J’ai une faculté technique. J’aime mettre le tempo, calmer ou accélérer le jeu. J’aime toucher le ballon. J’ai un peu le style espagnol.

Que retenez-vous de ce parcours si enrichissant, de vos débuts dans le football jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai grandi à travers le football. Chaque étape m’a appris humainement et sportivement. J’ai appris le goût de la victoire, des déceptions. Mes émotions sont passées par le football.

« Personnellement, ça m’a redonné goût à la compétition »

Quelles sont les étapes ayant marqué votre vie de footballeuse ?

Dans ma jeunesse, au centre de formation de Lyon, et à l’INF, les coachs m’ont beaucoup appris. À Grenoble, j’ai commencé à m’imposer avec mon caractère.

Quel rôle a joué votre famille dans votre progression footballistique ?

Comme je vous ai dit, mon père était footballeur. J’ai un frère qui joue à Ajaccio (ndlr, Simon Elisor). Mon petit frère joue aussi au foot. Ma maman m’accompagnait aux matchs. C’est une passion familiale.

Le Comité exécutif de la Fédération Française de Football a pris la décision, le vendredi 23 avril 2021, de mettre un terme au championnat de D2 féminine pour la saison 2020-2021 en raison de la pandémie de la Covid-19 et des mesures sanitaires prises par le gouvernement. Une saison blanche a été déclarée. Depuis octobre 2020, la D2 féminine est suspendue en raison de la crise sanitaire. 

Comment avez-vous vécu cette période et ces décisions ?

Ça a été une période compliquée. On a été dans l’attente. La première saison, on était dans le flou car on ne connaissait pas la maladie. La saison dernière, c’était une décision difficile. On a commencé dans le flou. On a fait cinq matchs. On s’entraînait dans l’espoir, mais je n’ai pas trouvé ça juste, car on rentrait dans les critères de sécurité. Là, on démarre cette saison, en espérant pouvoir la faire entièrement.

Le lundi 19 juillet, soit 9 mois après cette interruption, le LOSC a repris le chemin des terrains. Quelles ont été vos premières sensations ?

Ça fait vraiment du bien de s’entraîner normalement. On a eu des matchs amicaux. Une sensation nouvelle. Se lever le matin, faire un match, c’était une sensation unique. Personnellement, ça m’a redonné goût à la compétition.

Les résultats du LOSC lors de la préparation estivale :

LOSC 1-1 Gent

LOSC 2-1 DFCO

LOSC 3-1 Paris FC #U19

LOSC 1-1 Paris FC

LOSC 4-1 Grand Calais Pascal FC

Retour sur les deux dernières saisons du LOSC en championnat : 

Lors de la saison 2020-2021, dans le groupe A, le LOSC siégeait à la  quatrième place avant la suspension de la D2 en octobre 2020 et la déclaration de la saison blanche en avril 2021. Les Nordistes comptaient alors treize (13) points, soit un de moins que Saint-Malo (14), et deux de moins que Nantes deuxième (15) et Orléans premier (15), avec un match en moins que ces trois équipes.

Lors de la saison 2019-2020, dans le groupe B, Lille était troisième avant l’interruption de la D2 pour cause de la Covid-19, quatre points (33) derrière l’ASSE deuxième (37) et sept points derrière le Havre premier (40), avec un match en moins par rapport aux Havraises.

« Le message est clair : la montée en D1 malgré un groupe relevé »

Vous évoluerez cette année dans le Groupe A. Quel message Olivier Létang, président du LOSC, et Rachel Saïdi, votre entraîneure, ont-ils transmis aux joueuses de l’effectif en termes d’objectifs pour cette saison 2021-2022 ?

Ça fait deux ans que le groupe se construit. Le message est clair : la montée en D1 malgré un groupe relevé.

Quelles sont, selon-vous, les clés qui vous permettraient d’être sacrées championnes de D2 et / ou d’accéder à la D1 Arkema en août 2022 ?

Performer sur le long terme. Il va falloir se donner à fond à tous les matchs. C’est une des premières années où il n’y a plus de différence entre les équipes du bas et du haut du classement.

Vos objectifs personnels pour la saison à venir ?

Mon objectif premier est la montée avec le LOSC et m’imposer en D1. (L’Equipe de France) Ça fait deux saisons que l’on ne joue quasiment pas. Ce n’est pas ma priorité actuellement.

D2 – les statistiques de Salomé Elisor :

2 buts en 2020-2021 (LOSC)

1 but en 2019-2020 (LOSC)

3 buts en 2018-2019 (Grenoble)

Equipe de France – les statistiques de Salomé Elisor : 

U19 : 

– 5 matchs joués

– 2 titularisations

– 5 victoires

– 241 minutes

– 2 buts

– 3 matchs : Youth Friendlies Women 2016

– 2 matchs : UEFA -19 Championnat Féminin 2016 Slovakia

U17 :

– 12 matchs joués

– 7 titularisations

– 9 victoires

– 593 minutes joués

– 2 buts

– 5 matchs : UEFA -17 ans Championnat Féminin 2014 England

– 2 matchs : UEFA -17 ans Championnat Féminin 2013 Switzerland

– 2 matchs : U17 National Team Friendlies Women 2013

– 3 matchs : U17 National Team Friendlies Women 2012

U16 :

– 3 matchs

« Il faut communiquer davantage sur le football féminin, avec une stratégie marketing »

Quel regard portez-vous sur le développement du football féminin ?

Il évolue un peu plus tous les jours. Il y a un manque de considération dans le football féminin et de façon générale dans le sport féminin. Les clubs professionnels ont encore de grands pas à faire. Plus d’investissement et de considération. On en attend davantage.

Concernant la philosophie de jeu, la méthode de travail et la récupération, quelles différences avez-vous remarqué entre les différents clubs par lesquels vous êtes passé ?

Chaque staff à sa façon de travailler. Ici, au LOSC, il y a une philosophie du football à laquelle j’adhère. On privilégie le jeu, de ressortir court. Il manque de jeu dans le football féminin.

Au sujet du niveau actuel du football français, que constatez-vous, notamment entre la D1 Arkema et la D2 ?

En D1, il y a deux championnats : le haut du classement  (OL, PSG, Bordeaux, Montpellier, le Paris FC) et le reste du championnat. La D2 commence à se rapprocher du bas du classement de D1, à se renforcer. Il y a de très bonnes joueuses. La poule que l’on a est très relevée. Il faudrait agrandir la D1 afin de se rapprocher du football masculin. Le football féminin évolue.

Selon-vous, quelle place la communication tient-elle dans le football ?

Une énorme place. Dans le football féminin, c’est comme sur la question d’investissement. Il faut communiquer davantage sur le football féminin, avec une stratégie marketing comme on l’a vu pour la Coupe du Monde qui s’est déroulée en France en 2019.

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