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Siga Tandia (ASJ Soyaux) : « On a envie de partir sur de bonnes bases et tout est fait pour qu’on y arrive »

Par 12/09/2020 09:00 février 22nd, 2021 One Comment
La capitaine et milieu de terrain de l’ASJ Soyaux, Siga Tandia – @manucahu
Après une saison compliquée sur tous les points, l’ASJ Soyaux a entamé ce nouvel exercice par une victoire face à Dijon le 5 septembre (2-1). Première buteuse de cette rencontre, Siga Tandia a évoqué pour L’Équipière les ambitions du club en championnat.  

« Après plusieurs mois sans ballon, comment s’est déroulé la préparation ? 

Ça s’est très bien passé. On a repris les bases et nous étions surtout très contentes de retrouver les terrains.  

Plusieurs joueuses ont rejoint Soyaux, notamment étrangères, comment s’est passée leur intégration dans l’équipe ?  

Leur intégration a été très facile. Les nouvelles joueuses sont très sympas, elles ont envie de s’intégrer. Elles sont très sociables et solaires.

« On a gagné quatre matchs l’année passée, ce n’est pas assez »

La saison passée a été très difficile pour Soyaux, avec 4 victoires en 16 matchs, comment voyez-vous cette saison 2020 – 2021 ? 

Différente de la précédente. On a gagné quatre matchs l’année passée, ce n’est pas assez. On a vraiment envie de partir sur de bonnes bases et tout est fait pour qu’on y arrive.    

Quelles sont vos ambitions pour cet exercice ? 

Entre la 5ème et la 8ème place, cela serait pas mal et ensuite plus si affinités. A court-terme, on vise le maintien le plus rapidement possible, après on ira jusqu’où on peut aller. On souhaite atteindre la première partie de tableau.    

« On souhaite atteindre la première partie de tableau »     

Samedi, Soyaux s’est imposé 2 à 1 contre Dijon, c’est une bonne manière de débuter la saison…

Oui, c’est une bonne entrée en matière surtout que cela faisait un moment que nous n’avions pas gagné à domicile. Pour nos supporters et pour notre confiance c’est bien. Après, ce n’est que la première journée donc nous ferons un bilan un peu plus tard.    

D’autant que vous avez inscrit le premier but… 

Cela me fait plaisir surtout que l’on travaille bien à l’entraînement. J’ai marqué mais c’est aussi le résultat d’un travail d’équipe. C’est sûr que commencer par un but, ça donne de la confiance pour la suite.  

Comment jugez-vous la performance de votre équipe samedi ?  

Je l’ai trouvée vraiment bien, surtout en première mi-temps. On a bien combiné et répondu aux attentes de l’entraîneur, que ce soit dans l’envie ou en termes de respect du système. En deuxième période, on a été peut-être un peu moins rigoureuses. Je suis tout de même contente du groupe car mentalement, même dans les moments difficiles, on n’a jamais lâché et c’est quelque chose qui me plaît. Cela montre qu’il y a une âme dans cette équipe pourtant assez nouvelle.

Comment vous-êtes vous senties physiquement ? 

On était bien physiquement, on a bien travaillé pendant la préparation. On espère monter en puissance au fil des journées et ne pas décliner surtout.   

Vous affrontez le Paris FC samedi, comment abordez-vous cette rencontre face à une formation qui ambitionne le haut du classement ? 

On aborde ce match avec humilité mais sans se rabaisser. On va aller là-bas pour gagner même si on joue à l’extérieur.   

« Terminer ma carrière à Soyaux ? C’est une possibilité »

Vous êtes à Soyaux depuis 2008, envisagez-vous de terminer votre carrière ici ? 

C’est une possibilité. Avec le temps, je me suis rendue compte que dans le foot, il n’y a aucune certitude. Si ça arrive, j’en serais la première ravie. Après, entre ce que l’on souhaite et ce dont les autres ont envie, parfois, il y a un fossé donc on verra.   

Quelles sont les raisons de votre longévité au club ? 

Je me sens bien dans ce club. Il y a des personnes comme Bernadette Constantin qui ont des valeurs assez semblables aux miennes. La qualité de vie également, Angoulême c’est agréable. Chaque année, je me dis « pourquoi partir, alors que je suis bien ».

Quel rôle avez-vous auprès des jeunes, notamment les deux dernières arrivées, Emeline Saint-George et Danielle Roux ?

Je suis là pour les amener à tirer le meilleur d’elles-mêmes. Cela peut passer par des discussions, des petits mots ou un encouragement. Après, elles sont peut être jeunes, mais elles ont de l’expérience. Mon rôle est d’échanger avec elles, de leur faire sentir que si elles ont besoin, je suis présente.

 

« Je pense que le championnat est sur la bonne voie pour encore monter d’un cran à condition de continuer à structurer les clubs »

Qu’est-ce qui a changé depuis 12 ans au club et en D1 ?

Pour le club, je dirais la professionnalisation. Les contrats fédéraux ont été le grand changement. Pour le championnat, je dirais que ce sont les pôles pour les jeunes. C’est mieux structuré qu’avant donc les filles qui arrivent sont plus préparées physiquement, tactiquement et techniquement. Cela se ressent en D1. Puisque le football tend à se structurer, je pense que le championnat est sur la bonne voie pour encore monter d’un cran à condition de continuer à structurer les clubs.      

Avez-vous conscience d’être une légende dans ce club ?

Je ne sais pas si je suis une légende. Je suis là depuis un petit moment mais ce n’est pas à moi de dire si je suis une légende. Je ne me considère pas comme telle mais plutôt comme une fidèle.

Qu’est-ce qui change avec la nouvelle présidence et la nouvelle SAS (Société par Actions Simplifiée) ?

Les nouveaux présidents ont un peu plus d’ambition. Je ne dis pas qu’on n’en avait pas avant mais c’est difficile d’avoir de l’ambition lorsqu’il y a certains problèmes en interne. Le discours n’est pas le même et il y a cette envie de professionnalisme.    

Cet été, il y a eu beaucoup d’actualité sur Soyaux. Le club était surveillé de près par la DNCG après les trois points retirés la saison dernière, comment l’avez vous vécu en tant que capitaine ? 

Pour être honnête avec vous, c’est assez particulier. L’année dernière, quand on nous a enlevé les trois points, ça nous a vraiment blessées car on ne se sentait pas responsable de tout ça. On en a quand même profité pour essayer de se souder. Cet été, on n’a pas ressenti cet encadrement de la masse salariale.   

Pour terminer, un mot sur la première sélection avec l’équipe de France de Romane Munich ? 

On est toutes fières d’elle. On la voit tous les jours à l’entraînement, on voit ce dont elle est capable. Elle le mérite amplement, en espérant que cela amène d’autres sélections. On est contentes, elle a été appelée, c’est comme si on avait toutes été appelées (rires). »

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