L’accord pour une convention collective semble en bonne voie – ©Mathias Saoudi
Trois ans après le début des négociations, un accord de principe a été trouvé pour une convention collective pour les footballeuses professionnelles évoluant sur le sol français. C’est l’UNFP (syndicat des joueuses) et Foot Unis (représentant des clubs) qui l’ont annoncé par communiqué le mois dernier.
Toutes les parties se sont enfin mises d’accord et la convention collective devrait être signée le 1er juillet, date officielle du début de la saison 2026/2027. Les discussions aboutissent moins d’un mois après la prise de parole publique et collective de l’ensemble des capitaines de première et deuxième divisions à l’occasion d’une tribune publiée dans le journal l’Equipe : « Même football, même exigence. Toujours pas les mêmes droits. »
« Le football féminin français a pris trop de retard »
« Les discussions n’ont pas été faciles mais c’était de notre responsabilité de signer cette convention car le football féminin français a pris trop de retard, on doit le rattraper ensemble », a déclaré David Terrier, président de l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels (UNFP). Des compromis ont été trouvés en ce qui concerne le pécule de fin de carrière, le maintien du salaire pendant 90 jours en cas de blessure, ou encore sur la gestion des « lofts » par les clubs pour se séparer des joueuses « indésirables ».
Le dernier point de blocage concernant le droit à l’image des joueuses a été levé. Les détails ne sont pas encore publics mais ce texte constitue d’ores et déjà une avancée majeure pour le championnat de France et la protection des joueuses. Si cet accord marque un tournant, il ne saurait à lui seul régler des situations telles que celle de la section féminine de Dijon, menacée de disparition, parce que plombée par la crise économique des droits TV du football masculin.
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Les joueuses « très heureuses » aux trophées LFFP
Mais l’importance de la signature d’une convention collective est fondamentale. comme l’avait rappelé l’UNFP en réponse à la déclaration problématique de l’ex-entraîneur de l’ASSE féminine, Sébastien Joseph, au début de la saison : « En affirmant qu’il renverrait chez elles à la trêve les joueuses dont il ne serait pas satisfait, il confirme l’obligation de protéger les contrats des footballeuses professionnelles dans une convention collective qui reste à finaliser et dont la signature achoppe notamment sur ce point… »
Les joueuses se félicitent. Lors de la cérémonie des trophées LFFP du 19 mai dernier, Mylène Chavas, joueuse du Paris FC, élue meilleure gardienne, affirme : « C’est un grand pas en avant pour nous, c’est une protection supplémentaire pour toutes les joueuses (…) Il y a des filles qui se sont battues pour ça depuis de nombreuses saisons. Les capitaines ont été impliquées. » Melween N’Dongala, sa coéquipière, confirme : « Nous, les filles, on s’est mobilisées toutes ensemble pour signer cette convention. Ça a marché, donc on est très heureuses.«
