Division 2

Vers une étape importante pour la professionnalisation de la D2 féminine?

Par 22/06/2020 12:15 No Comments
@allezlille.fr
Si le travail autour de la structuration de la D1 Arkema est en cours, la D2 féminine est encore très amateure. Mais une décision qui doit être validée par le Comex de la FFF pourrait accélérer sa professionnalisation. 

C’est l’un des premiers chantiers de l’AFPF (Association pour le football professionnel féminin) de Laurent Nicollin, qui affirme sa volonté de professionnaliser et structurer le football féminin français. Le Président du MHSC et son bureau (ndlr : d’Ulrich Ramé (Bordeaux), Olivier Blanc (Lyon), Olivier Delcourt (Dijon), Pierre Wantiez (Le Havre), René Franceschetti (FC Metz) et Jean-Marc Barsotti (Saint-Etienne)) n’oublient pas la D2.

Créée en janvier, l’AFPF s’est rapidement penchée sur la question des contrats de joueuses, et notamment de la D2 féminine. Le règlement du championnat de deuxième division n’autorise à ce jour que cinq contrats fédéraux et limite leur durée à une saison sportive maximum. À noter que les clubs de D1 peuvent proposer ce type de contrats de façon illimitée pour une durée allant jusqu’à cinq ans. Alors que dans le football féminin, le contrat fédéral, dit semi-professionnel, est celui qui protège au mieux la joueuse et lui confère un statut quasi professionnel, les clubs de D2 sont donc limités dans la distribution de ces contrats. Les joueuses se retrouvent alors très peu protégées voire dans des situations précaires. Nombreux sont les clubs utilisant des contrats “volontaires” de service civique, d’apprentissage ou encore des contrats uniques d’insertion (CUI) avec des salaires très bas. Les émoluments touchés par les joueuses se trouvent ensuite complétés par des indemnités de frais de transports.

Décision validée cette saison?

Ainsi, l’AFPF et la FFF discutent actuellement de la possibilité de passer de cinq à douze contrats fédéraux et d’augmenter sa durée maximale à deux ans pour la D2. Selon nos informations, les discussions avec le Comex de la FFF étaient bien avancées avant le Covid-19 et la finalisation de cet accord se fait désormais attendre. En pleine période de renouvellement des contrats et de mercato, certains clubs espèrent voir cette décision être validée par le Comex courant le mois de juin pour avancer dans la professionnalisation de leur section féminine dès cette saison. Une avancée qui s’inscrit dans les réflexions autour du statut de la joueuse.

Leave a Reply