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Vie de supporters: d’une Coupe du monde à l’autre avec Elodie

Par 06/06/2021 14:20 juin 7th, 2021 No Comments
L’Allianz Riviera – ©OGC Nice
Mercredi 12 juin 2019, la France affronte la Norvège en Coupe du Monde à l’Allianz Riviera Nice. Parmi les quelque 35 000 supporters présents, Elodie, qui se souviendra longtemps de ce jour. Pourtant, c’est depuis 2011 que cette native de l’Hérault suit l’évolution des Bleues. Retour sur un moment magique.

2011: Le tournant

8 ans. Presque une décennie qu’Elodie a suivi le parcours de l’équipe de France lorsque de la Coupe du Monde 2019 démarre. Un cheminement que nous raconte cette passionnée de ballon rond. « Je jouais au foot quand j’étais au lycée, j’ai toujours aimé ça. Dans mon village, surtout à l’époque, il n’y avait pas d’équipe. Alors je suis allée dans le village d’à côté. Une fois à l’université, j’ai arrêté. »

Mais c’est en 2011 qu’Elodie commence réellement à s’intéresser aux Bleues. « En 2011, j’entends Claire Chazal au JT de 20h dire que l’équipe de France féminine se qualifiait pour la première fois de son histoire en quarts de finale de la Coupe du monde. Et là, je tombe complètement des nues. Moi qui aimais le foot, je ne savais même pas qu’il y avait une coupe du monde, et il ne le disent que maintenant ! » nous raconte-t-elle. 

« J’ai trouvé un lien de streaming assez mauvais. À la fin du match, ma mère me dit: “Je crois que ton match est diffusé à la télé”. Ils n’avaient fait aucune publicité ! »

Alors elle cherche à prendre le train en marche. « Du coup, j’ai cherché à savoir quand est-ce que ce quart de finale allait avoir lieu. En cherchant sur internet, j’ai trouvé un lien de streaming assez mauvais, combiné à mon mauvais débit, c’était compliqué. C’était le match contre l’Angleterre. À la fin du match, qui est allé jusqu’au tirs aux buts, ma mère me dit: “Je crois que ton match est diffusé à la télé”. Ils n’avaient fait aucune publicité ! » explique-t-elle, encore aujourd’hui décontenancée.

Pas de quoi décourager Elodie, qui se prend sérieusement au jeu, au point même de rechausser les crampons une saison. « C’est comme ça que j’ai suivi plus assidûment le football féminin. En 2012 j’ai suivi le parcours de France aux Jeux Olympiques, la Coupe du monde 2015, l’Euro 2017 et cette fameuse coupe du monde 2019 » se remémore-t-elle. 

« Pour France-Norvège, j’avais des frissons, la chair de poule. Dans un stade plein, avec tout le monde qui chantait La Marseillaise. »

2019, la tant attendue compétition

Pour cette supportrice de longue date, cet événement a une saveur toute particulière. « Pour France-Norvège, j’avais des frissons, la chair de poule. Dans un stade plein, avec tout le monde qui chantait La Marseillaise. En championnat, il n’y avait quasiment personne en tribune. Je me suis revue devant mon ordinateur. On revient de loin ! »

Depuis, Elodie regrette que le football féminin français ne soit pas encore allé plus loin. « Depuis 2019, c’est un peu au point mort. Je m’attendais à ce que la fédération fasse plus de choses. Ils nous ont quand même vendu du rêve en nous disant: “Ça va être le départ de quelque chose de grand”. Mais le soufflet est vite retombé. Je m’attendais à mieux, je suis un peu déçue pour le moment » regrette cette fan de Gaëtane Thiney.

Mais cela n’entame en rien sa passion. « Je préfère dix fois aller au stade, voir les joueuses de près, les entendre râler, ressentir l’ambiance » finit-elle. Alors, lorsque les stades rouvriront, regardez à votre droite puis à votre gauche, peut-être qu’elle y sera.