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Women’s Cup du Grand Est : Issy, Reims et Dijon pour un épilogue spectaculaire

Par 17/08/2020 13:29 No Comments
Après quatre jours de compétition, la Women’s Cup du Grand Est touchait dimanche à sa fin avec en point d’orgue, le match-choc entre Dijon et Reims. Analyse d’une fin en apothéose.

Ce dimanche, la main courante du stade de l’Entente US Trois Maisons-Phalsbourg a de nouveau vu défiler un public nombreux pour la conclusion de cette troisième édition de la Women’s Cup du Grand Est. Tout comme les trois premiers jours, cette ultime journée a offert du spectacle et des matchs de haut niveau aux amateurs de football féminin.

Match fermé entre Lille et Metz

Comme samedi, le tournoi débutait avec une opposition entre deux futurs équipes du groupe A de D2, Lille et Metz. L’occasion pour les joueuses de Rachel Saïdi de se jauger face à une des équipes favorites à la montée en D1, après la défaite de jeudi contre Fleury (6-1).

Les deux équipes démarraient le match avec de bonnes intentions, les Messines contrôlant le jeu face à des Lilloises bien en place, qui pressaient haut. Gênées par le pressing nordiste, les joueuses de Jessica Silva apportaient tout de même du danger par de longs ballons en profondeur dans le dos de la défense. Candice Gherbi, servie en retrait à l’entrée de la surface, passait même proche de l’ouverture du score (25e). Offensivement, les Lilloises s’en remettaient principalement à Noémie Mouchon, déjà très en vue face à Fleury. 

La seconde période gagnait ensuite en intensité et en agressivité par rapport à la première. Les occasions se faisaient rares et la bataille du milieu de plus en plus âpre. La Messine Marine Morel sauvait pourtant les siennes sur la ligne, lors d’une des rares occasions du LOSC (66e). Finalement, Metz remportait ce match grâce Lauriane Robert, à l’affût de la tête, après un lob de Marjorie Boilesen (1-0, 78e).

« On a su faire les efforts nécessaires pour aller chercher un but difficilement vers la fin. Mais on ne s’est pas créé suffisamment d’occasions, le LOSC était bien en place. On a un tout nouveau groupe avec 13 arrivées, donc il va falloir rapidement s’unir et créer une cohésion. Après, les filles sont vraiment dévouées au projet du club et comprennent bien ce que l’on veut mettre en place, ce qui est le plus important pour moi.»
Jessica Silva (Entraîneure – FC Metz)

« Dans la continuité de notre préparation, il fallait continuer à gérer les temps de jeu. On peut enfin se situer par rapport au groupe de D2, puisque Metz sera prétendant à la montée, et un peu se jauger. C’est un bon troisième match de préparation. Même si on sort de là avec une défaite, on a l’occasion pour passer devant Metz. On manque maintenant de justesse dans le dernier geste et de détermination surtout. Après, le fait d’avoir été sur ce score nul une bonne partie du match, ça nous montre que l’on peut embêter les équipes ambitieuses et prétendantes à la montée. »
Rachel Saidi (Entraîneure – Lille OSC)

Pluie de buts et ambiance orageuse entre le GPSO et le Standard

Après une prestation intéressante face aux Allemandes de Sand, notamment dans l’intensité, les Chouettes d’Issy affrontaient les Belges du Standard de Liège pour clôturer leur stage de préparation.  Pour ce match, les coachs Yacine Guesmia (GPSO) et Hamide Lamara (Standard) choisissaient tout deux un système en 3-4-3. 

Avec une équipe de départ semblable à celle qui devrait démarrer en D1 face au Havre, le GPSO 92 prenait très vite le jeu à son compte et récupérait la balle haut grâce à leur pressing avancé. Sur une erreur de relance de la défense belge, Laurie Teinturier interceptait et trompait la gardienne de près (1-0, 4e). Suite à ce but, les coéquipières de Julie Rabanne, encore très active, continuaient de combiner. Le Standard revenait néanmoins dans le match sur une erreur de la gardienne Pauline Moitrel, qui voyait son dégagement contré par Schoenmaker (1-1, 9e).

Alors que Batcheba Louis donnait le tournis depuis plusieurs minutes à l’arrière-garde du RCSL, c’est Ella Kaabachi qui concrétisait la domination d’Issy. Sur un coup-franc, la milieu de terrain voyait l’anticipation d’un ballon dans la boîte, ce qui lui permettait de tirer directement en lucarne au premier poteau (2-1, 21e). Dans la foulée, le GPSO prenait le large, d’une tête au second poteau d’Ariana Mondiri (3-1, 26e) superbement servie par Sarah Boudaoud. Un avantage logique pour les Chouettes qui, pourtant, concédaient un deuxième but suite à une tête piquée de Schoenmaker sur corner avant la pause (3-2, 39e).

En deuxième période, les joueuses du Standard revenaient avec d’autres intentions et se montraient plus agressives. Après avoir repoussé un penalty (53e), Pauline Moitrel ne pouvait éviter l’égalisation de Davinia Van Mechaelen (3-3, 57e). Les deux équipes se livraient un duel acharné. A l’image de l’orage qui grondait, la tension montait progressivement sur le terrain, la faute notamment à un arbitrage confus. Aucune des deux équipes ne parvenait à maîtriser le jeu et le ballon allait d’un camp à l’autre. Finalement, Julie Rabanne, d’un centre-tir, ramenait Issy devant au score (4-3, 63e). Le Standard tentait de revenir mais se faisait punir en fin de match par une frappe à l’entrée de la surface de Salma Zemzem (5-3, 86e) et un tir des 10m de Batcheba Louis (6-3, 88e). En terminant fort, Issy s’est offert une victoire qui devrait lui donner confiance en vue de la reprise.

« Je suis satisfait de la rencontre de mes joueuses, l’objectif était de mettre beaucoup d’intensité. On avait vu la veille le Standard, une belle équipe techniquement à l’aise. On a mis l’intensité nécessaire pour les empêcher de ressortir, de marquer et quand on ressort d’un match où l’on met 6 buts, on est satisfait. Je pense que devant, c’est là où on a le plus de concurrence et le plus de choix. Donc elles se tirent la bourre pour essayer de gratter leur place et elles me rendent les choix difficiles. »
Yacine Guesmia (Entraîneur – GPSO 92 Issy)

Revivez aussi la première journée du tournoi  : Women’s Cup du Grand Est : première défaite pour le GPSO 92 Issy!

Reims et Dijon se neutralisent

En conclusion de quatre jours de football à Phalsbourg, Dijon et Reims s’affrontaient dans l’affiche de cette Women’s Cup du Grand Est. Comme attendu, Yannick Chandioux alignait dans le onze les joueuses n’ayant joué que dix minutes la veille et Amandine Miquel faisait confiance à un groupe élargi avec des U19, en procédant à de nombreuses rotations durant la rencontre. 

Le début de match était équilibré et les deux équipes exerçaient un pressing haut.  Les Rémoises se montraient dangereuses les premières via Rachel Corboz, dont la frappe était captée par Maryne Gignoux (12e), et Mélissa Herrera qui croisait trop son tir (18e). Dijon répondait par une tête de Mylaine Tarrieu (23e) juste au-dessus du but champenois, après un bon débordement d’Ines Barrier. Plus justes dans la construction du jeu face à un milieu dijonnais quelque peu dépassé, Reims prenait minute après minute l’ascendant. Rachel Corboz obligeait Gignoux à la parade (39e) avant de servir, suite à un corner mal dégagé, Darya Kravets pour l’ouverture du score (1-0, 40e).

Après la pause, les Stadistes gardaient leur mainmise sur le jeu. Sonia Ouchene se distinguait particulièrement par ses dribbles et ses remises en première intention. Les Dijonnaises procédaient, elles, principalement en contre mais se faisaient elles-mêmes prendre de vitesse. Mélissa Herrera, sur un énième débordement, centrait fort et la malheureuse défenseure Léna Goetsch poussait le cuir dans ses propres filets (2-0, 51e). Quelques minutes plus tard, Darya Kravets frôlait le doublé de la tête sur un coup franc côté gauche de Rachel Corboz, Maryne Gignoux claquant la balle sur la barre (57e). La gardienne captait ensuite, en deux-temps et sur sa ligne, une tête sur corner de Sonia Ouchene (60e).

Malmenées, les Bourguignonnes revenaient néanmoins au score d’une frappe placée au ras du poteau de Rose Lavaud (2-1, 66e). Dijon se montrait alors davantage mais sans amener de vrai danger sur le but rémois. Le Stade de Reims, qui aurait pu tripler la mise sans un sauvetage in extremis d’Elise Bonet (81e), commettait l’erreur de laisser Desire Oparanozie seule sur un ultime corner. L’attaquante nigériane, entrée à dix minutes du terme, inscrivait du bout du pied son troisième but du tournoi (2-2, 90e+2). Si le score importait peu, les joueuses d’Amandine Miquel peuvent nourrir des regrets tant elles ont eu d’occasions de prendre le large.

« L’adversaire était plus coriace qu’hier et ressemblait plus à la D1, c’est peut-être ce qui peut expliquer quelques difficultés. On s’est quand même créé quelques occasions. Reims peut l’emporter bien sûr, mais on est surtout resté sur notre schéma de faire jouer quatre-vingt minutes toutes les joueuses sur ces deux jours, donc c’est la première satisfaction. Ça nous donne quelques enseignements, des certitudes et des choses à travailler. Les petites jeunes formées à Dijon commencent aussi à pointer le bout de leur nez. Après, les deux matchs qui vont arriver permettront de se régler en vue de l’ouverture de la saison. Donc automatiquement on va resserrer un petit peu le groupe. »
Yannick Chandioux (Entraîneur – Dijon FCO)

« L’opposition était de bonne qualité ce soir. Au niveau athlétique, ça nous a permis d’avancer dans notre préparation et, au niveau du jeu, c’était très intéressant de notre part, j’ai trouvé. L’objectif est d’essayer de jouer un maximum et d’éviter d’allonger. Aujourd’hui, on a bien réussi à mettre en place ce que l’on essaye de faire depuis plusieurs saisons donc le travail commence à porter ses fruits. L’apport des U19 dans la rotation a été très bon, elles se sont mises au niveau. »
Amandine Miquel (Entraîneure – Stade de Reims)