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Women’s Cup du Grand Est : les Alsaciennes à la fête, Oparanozie déjà prête !

Par , 16/08/2020 01:35 février 22nd, 2021 No Comments
Trois rencontres ont marqué cette troisième journée de la Women’s Cup du Grand Est, frappées du sceau du Nord-Est. De la Belgique à la Côte d’Or, tous les chemins mènent à Phalsbourg. Résumé.

Sous un soleil tapant et dans une chaleur étouffante, plusieurs centaines de supporters de toute la région se sont déplacés tout au long de la journée pour voir les meilleures équipes du Grand Est :  l’AS Nancy Lorraine, le Racing Club de Strasbourg et le FC Vendenheim.  Le soir, le tournoi restait tourné vers l’Est avec la présence du Dijon FCO et du Standard de Liège, tout droit venu de Belgique.

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Large victoire pour Vendenheim 

L’ouverture de cette troisième journée du tournoi réservait une opposition entre deux clubs de D2, le FC Vendenheim et l’AS Nancy Lorraine. Plus en jambes et surtout plus réalistes que les Nancéennes, les Alsaciennes bénéficiaient de deux passes approximatives de la défense adverse pour prendre les devants en première mi-temps. Élise Tschaenn (1-0, 9e) et Mégane Hoeltzel (2-0, 38e) se chargeaient de punir l’ASNL. À deux reprises en fin de période, Binta Diakhate, attaquante de pointe de Nancy, croisait trop sa frappe (40e et 42e) heurtant même le poteau.

En deuxième mi-temps, les deux entraîneurs faisaient tourner avec, respectivement, six et cinq changements pour Vendenheim et Nancy. Sur ses deux véritables occasions, le FCV prenait le large grâce à Esther Siluvangi (3-0, 73e) et Angélique Huet (4-0, 80e). Le score est lourd pour une équipe de Nancy qui a globalement proposé davantage de jeu, sans pour autant se créer beaucoup d’occasions. Les Lorraines, émoussées suite à leur match amical de la veille (ndlr: victoire 5-0 face à la VGA Saint-Maur), ont souffert dans les duels et face au jeu très direct de Vendenheim.

« On se fait punir sur 4 erreurs, un manque d’agressivité sur les coups de pied arrêtés, et deux erreurs de manque de lucidité et de fatigue. Après, moi ça me convient, avec la trame de travail qu’on s’est mis sur la prépa, on est dedans, on est dans le vrai. Hier on perd 5-0, aujourd’hui on perd 4-0, mais ce n’est pas grave, ça remet l’église au milieu du
village et on se remet à bosser dès demain. » – Maxime Vautrin (Entraîneur – AS Nancy Lorraine)

« On a abordé les matchs amicaux avec des souhaits dans les intentions, dans le travail tactique. Si on peut être efficaces, ça rassure tout le monde et c’est quelque chose sur lequel on va insister tout au long de l’année, d’être efficace, même si on a très peu d’occasions, de pouvoir les mettre. Il y a le travail du fond de jeu mais il y a aussi ce travail de gagner, de savoir pourquoi on est là. » – Nicolas Both (Entraîneur – FC Vendenheim)

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Strasbourg domine la VGA 

Le tournoi se poursuivait ensuite avec une opposition entre deux autres équipes du futur groupe A de D2 -Strasbourg et la VGA Saint-Maur. Ce match constituait un bon test pour le RCSA qui va découvrir la D2 cette saison. Face à des Franciliennes en quête d’automatismes suite au départ de 10 titulaires à l’intersaison, les Alsaciennes prenaient assez rapidement le jeu à leur compte. Si les joueuses du Racing faisaient preuve d’une belle qualité technique et se trouvaient facilement, elles ne parvenaient pas à apporter de vrai danger sur la cage de Saint-Maur. Finalement, Laurine Hannequin, impliquée sur les principales occasions de son équipe, trouvait la faille dans le temps additionnel de la première mi-temps, d’une frappe enroulée à l’entrée de la surface (1-0, 45e+1).

Au retour des vestiaires, les Alsaciennes continuaient de mettre la pression sur leurs adversaires grâce notamment à Joanna Schwartz, auteure d’une belle entrée. L’attaquante du Racing trouvait d’abord la barre (52e) avant de doubler la mise (2-0, 60e) suite à un centre d’Océane Clossey. Dans la foulée, la VGA revenait dans le match par l’intermédiaire de Loredana Stefut (2-1, 61e).

Ce but, consécutif à un beau mouvement dans le couloir gauche, mettait en exergue les espaces laissés par le Racing sur les côtés, souvent exploités par les Saint-Mauriennes. Le match s’emballait alors légèrement et, sur un coup-franc tiré par Océane Clossey, désignée joueuse du match, le Racing reprenait définitivement l’avantage (3-1, 64e). Avec cette victoire logique, les joueuses de Vincent Nogueira ont prouvé qu’elles pourraient embêter plus d’une équipe en D2 cette année.

« Il y a un fossé entre la R1 et la D2. On a dû faire un recrutement pour pouvoir parvenir à nos objectifs et se maintenir dans cette poule. (…) Oui, on est une institution, on est des professionnels, mais c’est quand-même la première saison du club en D2. On ne peut pas dire qu’on connaisse le niveau, donc on va essayer de se maintenir et ça sera notre seul objectif pour la saison. » – Vincent Nogueira (Entraîneur – Racing Club de Strasbourg Alsace)

« Nous sommes sur notre deuxième rencontre de préparation, compliqué, le temps de trouver les automatismes, on est dans le rodage en tout cas. Il y a beaucoup de changements, on a perdu beaucoup de joueuses qui ont signé en D1. On est un club formateur donc on continue à former et à faire confiance à nos joueuses. On est toujours dans le renouvellement chaque année. L’objectif est de pérenniser le club en D2 et de continuer à travailler. » – Augustin Akpali (Entraîneur – VGA Saint-Maur)

Porté par Oparanozie, Dijon bat le Standard

L’affiche de cette troisième journée de la Women’s Cup du Grand Est était sans aucun doute la rencontre de 19 h, opposant le Dijon FCO aux Belges du Standard de Liège. Pour le troisième match de préparation de son équipe, Yannick Chandioux alignait une équipe de probables titulaires à la reprise. Le technicien bourguignon faisait notamment confiance en pointe à la recrue Desire Oparanozie, au milieu à Solène Barbance, Léa Declercq et Elodie Nakkach et, en défense, à Noémie Carage. Habituellement milieu de terrain, Elise Bonnet était alignée au poste de latérale auquel le staff bourguignon envisage de la convertir. Le DFCO s’appuyait aussi sur deux joueuses formées au club, Coline Stephen et Mari Jo Girardot.

L’entame de match était relativement équilibrée et seules Sh’nia Gordon et Desire Oparanozie apportaient du danger par leur courses. Si la supériorité des Bourguignonnes se faisait progressivement sentir, les joueuses du Standard, intéressantes dans le jeu de transition, créaient tout de même du danger en contre. Impériale au milieu, Elodie Nakkach grattait pas mal de ballons, empêchant les Belges de développer davantage leur jeu.

Solide défensivement, la Bourguignonne prenait activement part à la construction. À la 23ème minute, elle éliminait par exemple plusieurs joueuses du Standard avant de servir idéalement Oparanozie qui ouvrait le score (1-0, 23e). Piquées, les Belges réagissaient mais Schoenmaker butait sur Chavas (40e). A l’inverse la buteuse dijonnaise, étonnamment affûtée à ce stade de la préparation, ne manquait pas son face à face avec Lirtfus (2-0, 45e+1). 

Déterminé à revenir dans le match, le coach du Standard procédait à 4 changements à la pause, qui allaient complètement modifier la physionomie du match. Vanaenrode, très à l’aise balle au pied, tout comme Weibum par ailleurs, permettait aux Belges de davantage contrôler le jeu. Plus dangereuses, les joueuses du RCSL étaient finalement récompensées par un but de la tête de Constance Brackmann (2-1, 56e), à la reprise d’un coup-franc renvoyé par la barre. Bien que par séquences, Gordon, Oparanozie ou Barbance bousculaient l’arrière-garde belge, le deuxième acte était dominé par le Standard. S’évertuant à relancer court, les Dijonnaises se mettaient même en danger face au pressing haut du Standard en fin de match. Sans conséquence pour le DFCO, qui affrontera Reims avec une nouvelle équipe-type, semblable à celle ayant terminé le match suite aux neuf changements réalisés par Yannick Chandioux dans les cinq dernières minutes. 

« Avec une préparation plus longue, 8 semaines au lieu de 6 semaines et demi, on avait prévu un match de plus et l’idée était de mettre deux matchs de suite avec un effectif si possible important. Ça se passe bien au niveau de la préparation, on n’a pas de blessures, on peut présenter deux équipes, une aujourd’hui et une demain, je dirais équilibrées pour garder la concurrence dans l’effectif, garder une émulation et que tout le monde ait du temps de jeu.» – Yannick Chandioux (Entraîneur – Dijon FCO)

« On est un jeune club, on démarre notre troisième saison, on veut se maintenir ça c’est certain et puis j’espère progresser un petit peu dans la hiérarchie. Il faut qu’on soit plus ambitieux. On a recruté un petit peu plus fort offensivement et j’espère qu’avec la nouvelle règle, ça nous apportera un petit plus parce que 5 changements, ça peut changer la donne sur certains matchs. J’espère qu’on sera capable de grappiller une, deux, trois places tout en ayant cet objectif principal de s’installer en première division. » – Yannick Chandioux (Entraîneur – Dijon FCO)