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Un coup de tête de Wendie Renard qualifie l’OL pour la finale

©photo : Franckk Perrin
Quatrième confrontation de la saison et quatrième victoire pour l’OL. Après un match disputé jusqu’au bout, les Lyonnaises ont finalement disposé des Parisiennes sur un coup-franc frappé par Majri et conclu par Renard (1-0).

Si les supporters ne pouvaient toujours pas se rendre au stade San Mamès pour cette demi-finale de gala entre le PSG et l’OL, il y avait tout de même du beau monde dans les tribunes. Côté Rhodanien, Jean-Michel Aulas, Gérard Houillier et les joueuses blessées – à l’exception d’Ada Hegerberg – avaient fait le déplacement. Le directeur sportif du PSG, Leonardo, avait également rejoint Bilbao dans l’après-midi.

Blessée samedi, Amandine Henry ne pouvait pas démarrer la partie et était remplacée Gunnarsdottir. Karchaoui faisait également son apparition dans le onze de départ lyonnais. L’entraîneur du PSG, Olivier Echouafni, avait choisi de faire confiance au onze de départ qui avait disposé d’Arsenal au tour précédent. La pelouse, elle, était loin d’être parfaite. Malgré l’arrosage et le travail des jardiniers de Bilbao, le vert gazon était entaché de nombreuses bottes de terres.

Des occasions de part et d’autre, score vierge à la pause 

Après la minute de silence -devenue habituelle- en mémoire des victimes du Covid-19, la partie pouvait commencer. Malgré une première occasion lyonnaise à la 5e, menée par Karchaoui qui manquait son centre-tir, c’est le PSG qui dominait les vingt premières minutes de la rencontre. Plus offensives et agressives, les Parisiennes ont passé la majorité de la première partie de la mi-temps dans le camp adverse, mais ont manqué de justesse dans les vingts derniers mètres, butant sur la défense bien en place des Fenottes. Physiquement, les joueuses d’Echouafni paraissaient plus en jambes et mettaient une grosse intensité dans les duels comme contre Arsenal. Cela n’a pour autant pas déstabilisé Bouhaddi, qui se permettait un crochet en un-contre-un dans sa propre surface de réparation (15e). 

La domination parisienne n’empêchait pas les Lyonnaises de se créer plusieurs occasions, à l’image de ce corner qui aurait pu profiter à Renard (22e), ce centre au cordon de Cascarino, après une accélération sur le côté droit, dans le dos de Parris (23e), ou encore Marozsan, servie par Majri à l’entrée de la surface mais qui ne parvenait pas à frapper (24e). Si elles n’ont pas trouvé le cadre avant la mi-temps, les Fenottes reprenaient petit à petit le contrôle. Avant de rentrer aux vestiaires, l’Olympique Lyonnais dominait même, frustrant de plus en plus des Parisiennes qui multipliaient alors les fautes (jaune pour Nadim et Geyoro). Chaque équipe ayant eu ses temps forts sans les concrétiser, le score restait vierge à la pause. 

Excès d’engagement parisien, l’inéluctable sanction lyonnaise 

Au retour des vestiaires, l’OL confirmait sa supériorité sur le terrain, malgré quelques incursions parisiennes en contre. Contrôlant le jeu, les Fenottes poussaient le PSG à multiplier les fautes et se retrouvaient alors en supériorité numérique, suite à l’expulsion de Geyoro pour un second carton jaune (66e). Les Lyonnaises prenaient alors un net ascendant psychologique sur leurs adversaires. Sur l’action qui a suivi la sortie de la numéro 8 parisienne, les Championnes de France trouvaient même la faille. Vrai cas d’école lyonnais, Amel Majri déposait un centre sur la tête de Renard, qui faisait vibrer les filets parisiens au second poteau (67e). Le match semblait alors promis aux Lyonnaises qui pouvaient profiter de cette supériorité numérique pour contrôler la dernière demi-heure. Mais quelques minutes plus tard, c’était au tour de Parris de prendre son deuxième jaune. Le dernier quart d’heure se jouait alors à dix contre dix. Echouafni tentait alors sa dernière cartouche avec sa “supersub” Bruun, auteure du but victorieux en quart face à Arsenal. Cette fois, l’attaquante danoise ne pouvait rien faire. Les Parisiennes jettaient leurs denières forces dans la bataille, en vain, malgré plusieurs corners dans les dernières minutes, tous mal négociés. Le score en restait là et, pour la quatrième fois en dix ans, l’OL retrouvera Wolfsburg en finale de la Ligue des Champions. Les deux équipes pourront en découdre dimanche à 20h à San Sebastián. 

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